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Tu regardes autour de toi et tu ne sais même plus par quel bout commencer ?
La table est encombrée, les placards débordent, la pile de papiers attend toujours que quelqu’un veuille bien s’occuper d’elle et tu n’oses même plus ouvrir certains tiroirs fourre-tout…
Alors, tu te dis qu’il faudrait vraiment que tu ranges ta maison. Mais par où commencer ? Par la chambre ? Les vêtements ? Les placards ? Ou simplement par tout ce qui traîne et qui te saute aux yeux ?
À force de te demander par où commencer, tu finis souvent par te décourager avant même de passer à l’action.
Et je vais t’avouer quelque chose : avant de choisir ce par quoi tu vas commencer, il y a une autre question essentielle à se poser : est-ce vraiment utile de ranger ?
Pour ranger sa maison, commence par… ne pas ranger !
Oui, je sais. C’est assez paradoxal venant d’une Home Organiser ! Et pourtant, c’est une phrase que je répète très souvent lors de mes ateliers :
« Ranger ne sert absolument à rien… si tu n’as pas trié avant ! »
Et j’ajouterais même : si tu n’as pas vraiment trié.
Parce que déplacer les objets d’un placard à un autre, réussir à tout faire rentrer dans des boîtes ou optimiser chaque centimètre disponible ne résout pas le problème si tu possèdes toujours trop de choses. Tu ne ranges pas vraiment : tu joues à Tetris avec tes affaires !
Même chose si tu fais régulièrement du tri, mais que chaque objet finit par retourner dans le placard parce que :
« Au cas où… »
« On ne sait jamais… »
« Ça peut servir ! »
Derrière ces petites phrases se cache souvent la peur de manquer, qui nous pousse à conserver des objets « au cas où » alors même que nous ne les utilisons plus.
Si, après chaque session de tri, tu conserves finalement presque tout, le désordre reviendra forcément.
Car trier, ce n’est pas simplement déplacer, réorganiser ou regarder ses affaires une par une. C’est aussi réduire réellement la quantité de choses que tu vas ensuite devoir ranger.
Et pour cela, il faut accepter de se poser une vraie question : quels sont les objets qui méritent encore une place chez toi et dans ta vie ?
Ce n’est qu’une fois ce travail effectué que le rangement devient véritablement utile. Moins tu as de choses à ranger, plus il devient facile de trouver une place adaptée à celles que tu as choisi de conserver.
Il n’existe pas UNE bonne façon de commencer
Tu trouveras de nombreuses méthodes de rangement qui te proposent un ordre précis à suivre. Elles peuvent être très efficaces… mais pas forcément pour tout le monde.
Je le répète d’ailleurs souvent lors de mes ateliers :
« Ce n’est pas à toi de t’adapter à une méthode de rangement. C’est la méthode de rangement qui doit s’adapter à toi. »
À tes habitudes, à ton mode de vie, à ton caractère, à ta façon de fonctionner, mais aussi à ton âge, à un éventuel handicap, à un TDAH ou à des troubles DYS…
Prenons un exemple connu : la méthode KonMari préconise de commencer le tri par les vêtements. Pour quelqu’un qui accorde peu d’importance à sa garde-robe et se sépare facilement de ce qu’il ne porte plus, pourquoi pas ?
Mais pour une passionnée de mode qui possède beaucoup de vêtements et entretient avec certains d’entre eux un véritable lien affectif, commencer par là peut au contraire rendre le tri particulièrement difficile.
La même méthode, appliquée dans le même ordre, peut donc faciliter le démarrage de l’une et bloquer complètement l’autre.
Le meilleur endroit pour débuter n’est donc pas forcément celui qu’une méthode te recommande. C’est celui qui est adapté à toi.
Et justement, nous allons voir comment le choisir.
Commence petit… vraiment petit !
Maintenant que tu sais que tu dois commencer par trier, reste à savoir quoi trier en premier.
Et quand je te conseille de commencer petit, je parle à la fois d’espace et de temps.
Oublie donc, pour l’instant, les grands objectifs du type « Aujourd’hui, je trie mon dressing » ou « Ce week-end, je range le garage ».
Choisis plutôt un espace très précis : un tiroir, une étagère, une petite partie de ton plan de travail…
L’objectif est de pouvoir aller au bout de ce que tu as commencé et de constater rapidement le résultat. « Faire du tri » est une tâche qui semble ne jamais avoir de fin. « Trier le tiroir à chaussettes », en revanche, a un début, une fin et un résultat que tu peux immédiatement observer (voire admirer !).
Même principe pour le temps : tu n’as pas besoin de plusieurs heures devant toi. 20 à 25 minutes suffisent largement pour avancer. Mieux vaut terminer le tri d’un petit espace et t’arrêter satisfait·e du résultat, que t’épuiser pendant plusieurs heures au milieu d’une pièce entièrement vidée.
Ce premier résultat compte beaucoup : il te prouve que tu es capable d’aller au bout des choses, te procure de la satisfaction et te donne davantage envie de recommencer le lendemain.
Et maintenant que nous avons défini la taille de ton premier chantier, reste à choisir lequel.
Alors, par quoi commencer concrètement ?
Tu as choisi de commencer petit. Très bien. Mais parmi tous les tiroirs, étagères et surfaces qui auraient besoin d’un bon tri chez toi, lequel choisir ?
Commence par tes propres affaires
Lorsque j’expose dans des salons, il n’y a quasiment pas une journée sans que quelqu’un me dise en passant devant mon stand :
- « Ah, ma femme en aurait bien besoin ! »
- « C’est ma belle-mère que je devrais vous envoyer ! »
- « Il faudrait que ma fille vienne vous voir ! »
Ça me fait toujours sourire, parce qu’il est évidemment beaucoup plus facile de voir ce que les autres pourraient trier que de décider quoi faire de nos propres affaires !
Alors non, ne commence pas par les affaires de ta moitié. 😉 Ses objets lui appartiennent et ce n’est pas à toi de décider lesquels doivent reste ou partir.
Même chose pour les jouets, les jeux ou les collections de tes enfants. En tant que parent, on peut être tenté de commencer par leur chambre, surtout lorsque son désordre nous agace au quotidien. Mais selon leur âge, ils doivent pouvoir participer aux décisions concernant leurs propres affaires.
Et surtout, ce n’est pas forcément le meilleur endroit pour obtenir ce fameux premier résultat encourageant : tu peux passer des heures à ranger leur chambre et la retrouver sens dessus dessous quelques jours plus tard. Pas vraiment idéal pour te donner envie de recommencer !
Trier ses propres affaires est une responsabilité qui appartient à chacun, en fonction bien sûr de son âge et de ses capacités.
Pour commencer, concentre-toi donc sur ce qui t’appartient ou sur des objets communs du foyer sur lesquels tu peux réellement prendre des décisions.
Dans la cuisine, par exemple, si tu es la seule personne à cuisiner, tu seras bien placée pour faire le tri. Si vous êtes plusieurs à cuisiner, mieux vaut vous concerter avant de vous séparer de ce fameux couteau que toi, tu n’utilises jamais… mais que ta moitié adore !
Choisis quelque chose de facile à trier
Pour commencer, choisis de préférence des objets pour lesquels les décisions te semblent assez faciles à prendre et qui ne sont, a priori, pas chargés émotionnellement.
Des objets cassés, que tu n’utilises plus depuis longtemps, que tu as en plusieurs exemplaires ou dont tu sais immédiatement que tu n’as plus besoin seront généralement plus faciles à trier que des objets auxquels tu es attaché·e.
L’objectif est de commencer à entraîner ta capacité à faire des choix, en prenant plusieurs décisions assez facilement, sans rester dix minutes devant chaque objet à te demander si tu risque de regretter de t’en être séparé.e.
Et si tu ne sais vraiment pas quoi choisir, tu peux commencer par ces 20 objets inutiles dont tu peux te débarrasser.
Ou attaque-toi à ce qui t’énerve au quotidien
Il existe une autre bonne porte d’entrée : un petit espace dont le désordre te pèse vraiment.
Le bout de la table sur laquelle les affaires s’accumulent, un coin du plan de travail toujours encombré, la console de l’entrée sur laquelle tout le monde dépose ses affaires…
Ce type de désordre visible a un avantage : une fois la zone désencombrée, le résultat saute aux yeux.
Mais il ne s’agit pas seulement d’esthétique.
Cette pile que tu vois plusieurs fois par jour peut aussi agir comme un rappel permanent : « Il faut que je m’en occupe… ». En supprimant une petite source d’agacement récurrente, tu peux aussi contribuer à faire baisser ton niveau de stress et de charge mentale au quotidien.
Le tri est comme un muscle : entraîne-le !
Je dis souvent :
Le tri est comme un muscle : il s'entraîne.
Et plus j’y réfléchis, plus je trouve que la comparaison avec le sport va loin !
On ne progresse pas en brûlant les étapes
Si tu décidais demain de te mettre à la course à pied, tu ne commencerais probablement pas par courir un marathon. Pour le tri, c’est pareil : commencer directement par les objets dont il est le plus difficile de se séparer risque surtout de te mettre en difficulté et de te décourager.
Chaque objet t’oblige à prendre une décision : je garde ? Je donne ? Je vends ? Je jette ? Et certaines de ces décisions peuvent être beaucoup plus difficiles à prendre qu’il n’y paraît.
Car l’une des missions essentielles de notre cerveau est de nous maintenir en vie et de nous protéger du danger. Or, se séparer d’un objet peut rapidement faire surgir toutes sortes de scénarios :
« Et si j’en avais besoin plus tard ? »
« Et si je regrettais de l’avoir donné ? »
« Et si je devais le racheter ? »
Bref, revoilà nos fameux « au cas où » !
C’est aussi pour cela qu’il est intéressant de commencer par des décisions faciles. Petit à petit, tu expérimentes le fait de te séparer de certains objets… et tu constates que tout va bien. Tu entraînes ainsi progressivement ta capacité à décider et à lâcher prise, avant de t’attaquer aux catégories d’objets les plus difficiles à trier.
La régularité compte plus que les gros efforts ponctuels
Faire 6 heures de tri une fois tous les six mois, puis ne plus ouvrir un placard pendant des semaines, ce n’est pas forcément ce qui t’aidera le plus à progresser.
Comme pour une activité sportive, c’est aussi la répétition qui permet de développer une habitude et de rendre l’effort progressivement plus facile.
Pas besoin donc d’attendre le fameux week-end où tu auras enfin suffisamment de temps et de courage pour « tout faire ». Quelques séances courtes et régulières sont beaucoup plus intéressantes pour entraîner ton fameux muscle du tri.
Et, tu me connais peut-être suffisamment pour deviner où je veux en venir : doucement, mais sûrement !
Une fois le tri terminé, tu peux enfin ranger
Une fois le tri terminé et la quantité d’objets réellement réduite, tu peux enfin passer au rangement.
Mais là encore, méfie-toi des solutions toutes faites et des rangements parfaits aperçus sur Instagram ou Pinterest. Un bon rangement doit surtout fonctionner dans ta vraie vie.
Et ce principe reste valable au moment de choisir la place de ce que tu as décidé de conserver.
Imaginons par exemple un couple dont l’un travaille en journée et l’autre de nuit. Ranger tous les vêtements dans la chambre peut sembler parfaitement logique. Sauf si l’un doit ouvrir les placards et s’habiller le matin pendant que l’autre dort après avoir travaillé toute la nuit !
Dans cette situation, prévoir tout ou partie des vêtements ailleurs peut être beaucoup plus pratique, même si ce n’est pas l’endroit où ils sont « normalement » censés être rangés.
Pour trouver la bonne place, demande-toi plutôt : où utilises-tu cet objet ? À quel moment ? Qui l’utilise ? Sa place est-elle facilement accessible ? Et surtout, est-elle suffisamment simple et pratique pour que tu le remettes naturellement à sa place après utilisation ?
« Un rangement efficace n’est pas celui qui est beau sur Pinterest. C’est celui qui te facilite la vie au quotidien. »
Par où vas-tu commencer ?
Tu sais maintenant que pour ranger ta maison, tu n’as pas besoin de commencer par une pièce entière ni de suivre à la lettre une méthode toute faite.
Alors, regarde autour de toi et choisis un tout petit espace : un tiroir, une étagère, un coin de ton plan de travail… De préférence avec des objets assez faciles à trier ou dans un endroit dont le désordre te pèse particulièrement au quotidien.
Et commence simplement par là. Trie vraiment, puis seulement après, organise et range ce que tu as décidé de garder. Puis, demain, poursuis avec le deuxième tiroir.
Sur le papier, ça paraît assez simple. Dans la réalité, je sais bien que savoir par où commencer ne suffit pas toujours pour réussir à avancer.
Peut-être que ton problème n’est d’ailleurs pas de savoir par où commencer. Tu sais déjà ce qu’il faudrait faire, mais tu n’arrives pas à passer à l’action. Certaines décisions sont difficiles à prendre, tu te sens vite découragé·e ou tu as du mal à avancer seul·e dans la durée.
C’est justement là que je peux t’aider.
Je peux t’accompagner directement chez toi pour trier et ranger à tes côtés, ou à distance, avec un suivi régulier pour t’aider à garder le cap et prendre du recul, tout en avançant par toi-même, à ton rythme et en toute autonomie.
Tu aimerais que nous fassions le point ensemble sur ta situation et sur ce qui pourrait t’aider à avancer ?
Je te propose d’en discuter lors d’une appel découverte gratuit, d’une vingtaine de minutes, sans engagement.

