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Lorsque tu prépares ton départ en vacances et que tu t’aperçois qu’il te manque quelque chose, quel est ton premier réflexe ?
Pour beaucoup d’entre nous, lorsqu’on réalise que nous avons besoin d’un masque de plongée, d’un appareil photo étanche ou d’une combinaison de ski, nous allons l’acheter ou nous le commandons en ligne.
L’achat est la solution qui s’impose à nous comme une évidence.
Notre principale préoccupation est juste de savoir où nous pouvons l’acheter ou si nous pouvons nous le faire livrer dans la journée.
Pourtant, l’achat n’est qu’une solution parmi d’autres.
Il y a quelques semaines, une expérience m’a amenée à réfléchir à cette habitude que nous questionnons rarement : celle d’acheter presque automatiquement les objets dont nous pensons avoir besoin.
Pourquoi l'achat est-il devenu notre premier réflexe ?
Il y a quelques semaines, en pleine canicule, je me suis dit qu’un sac à dos isotherme pourrait vraiment nous rendre service lors de notre séjour au Puy du Fou.
Mais voilà, nous n’en avions pas.
Mon premier réflexe a été très simple : en acheter un.
Mais avec les températures extrêmes du moment, je n’avais aucune envie de courir dans les magasins, ni de passer du temps à comparer les différents modèles sur Internet. « Flemme ! ».
Sans le savoir, la canicule m’a empêchée de passer immédiatement à l’achat.
Mais en temps ordinaire, je serais probablement allée directement en magasin ou j’aurais simplement passé commande en quelques clics.
Pourquoi ?
Parce qu’aujourd’hui, acheter quelque chose est extrêmement simple et rapide.
Le Clic & Collect nous fait gagner du temps.
Les boutiques en ligne sont accessibles 24h/24. Et certaines enseignes peuvent même nous livrer le jour même.
Nous sommes également constamment sollicités pour consommer afin de répondre au moindre de nos besoins, envies ou préoccupations du moment.
À force, l’achat a fini par s’imposer comme une évidence.
Ce réflexe est particulièrement visible à l’approche des vacances. Nous voulons être certains de ne manquer de rien une fois sur place.
Et ces achats paraissent souvent parfaitement raisonnables. Après tout, ces objets peuvent réellement nous être utiles.
Mais cette expérience autour d’un simple sac à dos isotherme m’a amenée à me poser une autre question :
Avons-nous toujours besoin d’acheter les objets que nous pensons nécessaires ?
Avons-nous besoin de posséder cet objet ou simplement de l'utiliser ?
En prenant un peu de recul, je me suis rendue compte que je n’avais pas réellement besoin d’un sac à dos isotherme.
J’avais surtout besoin d’une solution pour pouvoir conserver nos repas au frais pendant plusieurs heures, malgré la chaleur.
Cette nuance peut sembler anodine.
Pourtant, elle change complètement la façon d’aborder le problème.
J’ai alors réalisé qu’on a souvent tendance à confondre notre besoin réel avec la solution qui nous vient spontanément.
D’ailleurs, c’est exactement le même mécanisme qui nous pousse parfois à acheter des boîtes ou des paniers de rangement avant même d’avoir fait le tri. J’en parle en détail dans l’article
« Arrête de t’encombrer avec des accessoires de rangement ! ».
On n’a pas forcément besoin de posséder des masques de plongée pour chaque membre de la famille. On a besoin que chacun puisse observer les poissons pendant les vacances.
On n’a clairement pas besoin de posséder un paddle. On a simplement envie de pouvoir nous promener sur l’eau pendant quelques heures.
On n’a pas nécessairement besoin de posséder un porte-vélos. On veut surtout pouvoir transporter nos vélos jusqu’à notre lieu de vacances.
Avoir besoin d’utiliser un objet pendant quelques jours ne signifie pas toujours qu’il doit ensuite trouver une place dans notre logement pendant plusieurs années (et donc encombrer notre espace).
C’est exactement ce qui m’a amenée à regarder mon problème sous un autre angle.
Au lieu de chercher à tout prix à acheter un sac à dos isotherme, j’ai finalement décidé de « faire appel à un ami ». Quinze minutes plus tard, une amie me prêtait le sien.
Et si l'achat n'était pas la seule option ?
On n’y pense pas toujours, mais de nombreux objets dorment dans les placards, les garages ou les caves de nos proches. Et certains ne servent que quelques jours par an.
C’est le cas de nombreux équipements de vacances : masques de plongée, palmes, paddles, porte-vélos, matériel de camping, équipements de sports d’hiver…
Toutes ces choses sont utiles, alors on les garde.
Mais dans les faits, elles sont bien souvent très peu utilisées par leur propriétaire.
Ce n’est pas parce qu’un objet est utile qu’il mérite forcément une place chez nous.
Il est inutile de s’encombrer avec des objets utiles que l’on n’utilise pas.
Il y a quelques années, pour un voyage paradisiaque, on a eu besoin d’équiper toute la famille (on est 6, je le rappelle) pour profiter des fonds marins.
Plutôt que d’acheter immédiatement tout le matériel nécessaire, nous avons commencé par demander autour de nous.
Plusieurs amis nous ont prêté du matériel et au final, nous n’avons rien eu besoin d’acheter.
Une fois les vacances terminées, le matériel a été rendu à leurs propriétaires.
Nous avons ainsi pu profiter pleinement de notre séjour sans avoir à stocker ensuite plusieurs équipements qui n’auraient probablement servi que très occasionnellement.
Tu l’auras compris, le prêt entre amis ou entre voisins est une excellente alternative à l’achat. Mais ce n’est évidemment pas la seule.
Les sites de prêt ou de don entre particuliers se développent de plus en plus. Les groupes sur les réseaux sociaux peuvent aussi être très pratiques.
Il existe aussi la location, qui permet d’utiliser un équipement pendant quelques jours ou quelques semaines sans avoir à lui trouver une place dans ses placards le reste de l’année.
Et si l’on finit malgré tout par avoir besoin de posséder cet objet, l’achat d’occasion peut parfois être une alternative intéressante.
Finalement, dès lors que l’on cesse de considérer l’achat comme la seule réponse possible à un besoin, de nombreuses solutions réapparaissent.
Encore faut-il prendre quelques minutes pour se poser la question.
Parfois, acheter reste la meilleure solution
Attention, mon objectif n’est pas de te convaincre de ne plus rien acheter et de constamment réclamer à tes amis tout le matériel dont tu as besoin !
Acheter peut tout à fait être pertinent lorsque le besoin est régulier ou durable.
C’est d’ailleurs ce qui s’est passé avec mon fameux sac à dos isotherme.
L’amie qui me l’avait prêté possédait un modèle assez grand. Pendant notre séjour au Puy du Fou, il a parfaitement rempli sa mission : nos pique-niques sont restés au frais malgré la chaleur et nous avons apprécié son côté pratique.
Mais ce prêt nous a aussi permis de faire une découverte inattendue.
Nous nous sommes rendus compte qu’un modèle plus petit serait largement suffisant pour notre usage habituel.
Sans cet essai grandeur nature, nous aurions probablement acheté un sac plus volumineux, plus encombrant et sans doute plus cher que nécessaire.
Quelques semaines plus tard, nous avons donc décidé d’investir dans un sac à dos isotherme. Mais cette fois, notre achat reposait sur une expérience réelle et non sur une simple supposition.
Finalement, le prêt ne nous a pas empêchés d’acheter.
Il nous a permis de mieux acheter.
Et je crois que c’est là toute la différence.
Prendre le temps de réfléchir à son besoin réel ne conduit pas forcément à renoncer à un achat. En revanche, cela permet souvent de faire un choix conscient, plus adapté, plus réfléchi, et parfois même plus économique.
L’objectif n’est donc pas de ne plus acheter.
L’objectif est simplement de ne plus acheter par automatisme.
Acheter ou ne pas acheter, telle est la question
Depuis quelques années, j’essaie de me poser une question avant certains achats de vacances :
Ai-je besoin de posséder cet objet… ou simplement de l’utiliser ?
La réponse n’est pas toujours la même.
Parfois, comme pour notre sac à dos isotherme, l’achat finit par s’imposer comme la solution la plus adaptée.
Parfois, un prêt, un don, une location ou un achat d’occasion permettent de répondre parfaitement au besoin.
Mais dans tous les cas, prendre quelques minutes pour se poser la question permet souvent de sortir du réflexe d’achat automatique et de découvrir d’autres possibilités.
Ce réflexe d’achat pendant les vacances ne concerne d’ailleurs pas seulement les objets dont nous avons besoin sur place. Il peut aussi être intéressant de questionner cette autre habitude : celle de rapporter presque systématiquement un souvenir de vacances.
Parfois aussi, prendre quelques minutes de réflexion permet d’éviter qu’un objet de plus ne vienne s’installer dans nos placards pour les dix prochaines années.
En écrivant cet article, je me rends d’ailleurs compte que cette réflexion dépasse largement le cadre des vacances.
Car les masques de plongée, les paddles ou les sacs isothermes ne sont pas les seuls objets que nous achetons uniquement pour une utilisation (très) occasionnelle.
D’ailleurs, si tu cherches des astuces pour organiser tes bagages cet été,
tu peux aussi découvrir l’article sur les avantages du pliage vertical dans la valise.
Dans nos maisons aussi, nous sommes nombreux à posséder des objets très utiles… mais finalement très peu utilisés.
Mais je pense que ce sujet mérite que l’on s’y attarde davantage. Je reviendrai donc très bientôt sur ces objets du quotidien que nous possédons sans vraiment les utiliser.
D’ici là, j’ai une petite question pour toi…
Quel est l’objet de vacances que tu as acheté avec enthousiasme… et qui prend aujourd’hui la poussière dans un placard ?
Dis-moi tout en commentaire. 😊

